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Élaborez une stratégie digitale adaptée aux besoins du marché

La digitalisation de vos formations est inévitable ! Élaborez une stratégie qui réponde aux défis actuels en valorisant vos atouts et spécificités.

Force est de constater que la digitalisation est devenue inévitable, peut-on même dire vitale. L’évolution de la réglementation, l’arrivée de l’application CPF…, provoque une secousse dans le domaine de la formation.

Coté organisme de formation (OF), formateurs etc., la nécessité de certification et d’évolution de leurs dispositifs, impose naturellement un changement de paradigme.

Des appréhensions bien identifiées pour toutes les parties prenantes

La situation semble probablement insurmontable pour certains organismes de formation, toujours emprunts de la culture du face à face et de l’approche transmissive. D’ailleurs, ce sont encore bien souvent le nombre d’heures en face à face qui sont rémunérées ! Et pour les formateurs, la digitalisation n’est pas toujours un signe d’évolution positive. En fait, pour beaucoup de formateurs, la digitalisation est plutôt perçue comme un signe précurseur du désir non avoué de leur remplacement par une application ou du moins d’un changement de posture radical qu’ils perçoivent sans en discerner clairement les contours et d’une charge de travail supplémentaire dont le cadre est mal défini.

Du coté des apprenants, la digitalisation peut également apporter son lot de questions. Ils entendent parler de classe inversée par-ci, de méthodes actives par là, et perçoivent bien souvent la digitalisation comme une déshumanisation, laissés seuls face aux ressources dans leurs apprentissages, avec des difficultés évidentes pour s’organiser, évaluer leur progression et maintenir leur motivation. Où est le progrès perçu et vanté par les promoteurs du Digital learning ? 

Organismes de formation, formateurs et apprenants observent donc la digitalisation des formations avec un regard sceptique, voire désapprobateur. Peut-on s’en étonner quand on sait que tout processus de digitalisation implique des similitudes, la première étant une quantité de travail préalable conséquent à fournir pour le mettre en oeuvre, et cela pour un gain souvent difficile à percevoir.

C’est pourquoi, il est essentiel d’analyser les raisons objectives qui justifient son intérêt et la nécessité  de s’y mettre sans délai. 

 

Quelle approche de la digitalisation pour les organismes de formation ?

Inévitable, parce que la survie de chaque OF en dépend, la digitalisation est pour ces derniers un enjeu fort, et il est urgent, pour ceux qui ne l’ont pas encore menée, de s’y atteler. Pourquoi ? Parce que la formation attire notamment, sur un marché très porteur, différents acteurs du digital, possédant des moyens impressionnants tels que les GAFAM [Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft] et autre Linkedin. Laisser faire sans agir suppose un risque de disparition des acteurs historiques de la formation. Laisser faire suppose une évolution de notre société sur laquelle la domination des GAFAM aurait une emprise jamais atteinte.

Une approche transversale au sein des organismes de formation

Mais rien n’est perdu pour autant. Cependant, il convient d’observer la digitalisation en portant un regard nouveau sur la formation, et opter pour la mise en œuvre d’une communication horizontale en interne. Car la digitalisation ne peut dépendre du seul fait des responsables RH ou des responsables formations. Chaque organisme de formation a besoin de nouvelles compétences dont ne dispose que très rarement une seule personne, alors il faut faire confiance, communiquer, opter pour un accompagnement au changement, avancer tous ensemble. Et viser la transformation digitale globale est une condition d’efficacité majeure. La performance ne se décrète pas, elle s’accompagne de l’évolution des compétences des organisations.

Un renouvellement de la pédagogie

Digitaliser ses formations demande soit de l’expérience, soit d’acquérir celle-ci. Alors qu’une formation traditionnelle passe souvent par la mise en œuvre d’un référentiel de formation, digitaliser impose des procédures nouvelles dans le domaine de la formation. Il ne suffit plus d’écrire les objectifs pédagogiques et de les suivre en salle après les avoir exposés aux apprenants, mais d’apporter le résultat d’un véritable raisonnement pédagogique, de générer de la motivation du point de vue de l’apprenant, de maintenir ensuite son attention tout au long du parcours, de donner du sens à la formation qu’il suit, et d’être capable d’en mesurer immédiatement les effets concrets en situation de travail.

Un apprenant consomm’acteur

Chaque apprenant dans une formation hybride, ou multimodale qui est composée de phase en présence, en ligne synchrone et en ligne asynchrone ainsi que d’auto-formation, se voit proposer différentes modalités pour apprendre et développer ses compétences. Alors, il convient de se poser une question cruciale, qu’est-ce qui nous autorise à déranger l’apprenant, chez lui, à l’inviter à se rendre dans l’organisme de formation, à lui imposer ses apprentissages ?

Alors que la connaissance est partout, qu’est-ce qui justifie désormais que les apprenants doivent faire confiance à un OF et se laisser déranger alors qu’ils peuvent également apprendre seul, ou en communauté. Quelle plus-value suppose la formation hybride ?

Pourquoi continuer de proposer des cours en salle, dans lesquelles des myriades d’apprenants sont assis, face au tableau, face au formateur qui transmet son savoir ? À l’image d’un bus dans lequel on place des individus qui vont au même endroit, et qui sont tous obligés de dépendre de la volonté du conducteur pour définir les pauses, les points d’escales, etc.

Toutes ces questions sont à prendre en considération car des réponses apportées, s’exprimera la qualité des formations proposées. Nous sommes entrés dans l’ère du socio-constructivisme, et apprendre ne peut plus se faire seul, mais à plusieurs. Déjà en son temps, 1332-1406, Ibn Khaldoun, philosophe Tunisien, que l’on peut considérer comme un des pères de la pédagogie, selon Marcel Lebrun, disait :

« Le développement des compétences est atteint par la discussion, l’apprentissage collectif et la résolution des conflits cognitifs par le co-apprentissage »

Imposer le silence pendant que le formateur s’exprime et transmet son savoir n’a que très peu de sens désormais. Et le formateur peut être contredit à tout moment, car toute information qu’il apprête  peut-être vérifiée sur le web en un clic. 

 

Le changement du point de vue du formateur

Force est de constater que le formateur 1.0 ne doit plus avoir cours. Nous sommes entouré de modalités favorisant les échanges, et il est admis par tous les pédagogues, psychologues et diverses études, que nous avons besoin d’échanges pour apprendre. La socialisation en formation génère des apprentissages profonds, bien plus qu’ils ne le sont lors de la transmission par le formateur. 

Alors, cela implique d’y réfléchir, de planifier, de concevoir ces nouvelles modalités. Bien sûr, ça demande du temps, et une bonne connaissance des différents leviers indispensables à l’efficacité.

Parmi ces leviers, la formation doit devenir pratique, utile, avoir du sens pour chaque apprenant. La formation doit également permettre le développement de compétences transverses, qui font parties des grandes attentes en entreprise. Liées à des compétences comportementales, elles sont une clé indispensable à l’embauche.

Pour cela, il n’est pas besoin d’investir dans des productions de contenus auto-formatifs coûteux et difficilement accessibles pour la plupart des OF, mais d’investir dans la réflexion, car concevoir une formation efficace, digitalisée, c’est avant tout une question d’humain, de relation, de prise en compte des besoins des apprenants, et de partage des connaissances. Proposer des formations ayant du sens, cela peut être  par exemple proposer des méthodes inductives pour stimuler une pédagogie active, des échanges entre pairs pour favoriser l’assimilation, la production de tests pour évaluer ses apprentissages… Le formateur qui va concevoir la formation utilisera bien ses connaissances et son expertise métier non pour délivrer des contenus (qui existent souvent ailleurs sur le web !)  mais pour produire un « parcours » de formation multimodal dans lequel toutes sortes de modalités pédagogiques seront proposées afin de permettre à l’apprenant de développer les activités cognitives nécessaires à son apprentissage.  

La priorité sera mise sur la qualité des contenus, existants en interne, et non sur leur forme. Ils doivent être proposés et mis à disposition au bon moment pour l’apprenant, par le formateur. Pas besoin d’investir des sommes exorbitantes dans des outils de gestion de contenus (LMS) juste parce que c’est beau et qu’un éditeur vous laisse entendre que c’est l’outil ultime pour réussir la mise en œuvre devos formations. Si vous avez un simple site wordpress par exemple vous pouvez digitaliser efficacement vos formations. Pour rappel le LMS permet de centraliser les contenus, et est indispensable si vous avez besoin de tracer chacune des activités de vos apprenants. Cependant, faire le choix d’un LMS adapté à vos besoins, parmi les centaines existants, requiert une très bonne connaissance de ces derniers et passe par une analyse fine de vos besoins avant l’investissement.

Et comme la réglementation demande à justifier des activités produites, ce sont vos apprenants qui produisent des contenus. Ce sont eux qui apprennent en faisant, en produisant, en écrivant, en recherchant des solutions et testant les résultats obtenus, puis en corrigeant au besoin et autant que nécessaire pour produire les livrables attendus.

La prescription de ce type de formation passe, en résumé, par une articulation efficace des objectifs à travailler avec une approche pédagogique adaptée – ce qui demande une vraie réflexion en amont. L’outil de gestion des contenus peut alors être simple pour mettre à disposition les ressources nécessaires à la construction des savoirs, savoir-faire … L’investissement peut donc être maîtrisé et son retour sur investissement défini.

Ensuite, digitalisation ne veux pas dire disparition des salles de formation, du présentiel. Bien au contraire. C’est l’avènement d’une nouvelle ère du présentiel. Mais, il est indispensable de porter un regard nouveau sur celle-ci.  Il est possible par exemple, à faibles coûts, d’opérer des aménagements de lieux pour faciliter les apprentissages collaboratifs, formels et non formels. Par exemple, un formateur devrait pouvoir proposer une activité, à réaliser en groupe, et proposer aux apprenants des îlots connectés à partir desquels ils ont un accès aux diverses ressources vers lesquelles les guide le formateur pour les aider à résoudre leur problème et produire les livrables attendus. Pendant ce temps, le formateur peut travailler auprès des personnes ayant des difficultés pour les aider à avancer et les guider vers la réussite. Enfin, le formateur devrait toujours disposer d’espace dans lesquels il transmet certaines connaissances qu’il estime indispensables, soit une salle de cours classique.

Ainsi,  formateurs et apprenants ne travaillent pas plus qu’avant mais différemment : de manière mieux organisée, optimisée, et souvent avec un plaisir facile à constater.

 

Et du point de vue des apprenants ?

Les apprenants à qui l’on propose la digitalisation ont parfois un regard sceptique sur celle-ci. Pour ne pas renforcer ce sentiment, il convient de maintenir une approche physique, comme par exemple un début de formation en présence d’un formateur, en face à face, ce qui être proposée notamment en classe virtuelle. Charge alors au formateur d’expliciter la démarche et d’accompagner ses apprenants vers les activités mises en place.

Le formateur devrait également procéder à une activité servant à diagnostiquer les niveaux, et les compétences déjà acquises, puis sur cette base créer des groupes hétérogènes pour favoriser la construction collaborative des savoirs, savoir-faire, etc., ceux qui ont le plus de connaissances pouvant aider les autres. Les apprenants devraient toujours avoir accès au web, et il est tout à fait judicieux par exemple d’utiliser des outils de réseaux sociaux « privés » pour leur communication. Il n’est plus question d’interdire les communications entre apprenants, bien au contraire. De fait, le formateur qui fait confiance à ses apprenants est désormais perçu comme une source de connaissance indispensable, et non plus comme celui qui étale son savoir sans se préoccuper de l’intérêt de cette pratique.

Grâce au Digital Learning, les apprenants vont développer des compétences connexes bien utiles en entreprise comme la capacité à collaborer, analyser, synthétiser, à communiquer entre pairs, l’autonomie, l’esprit critique… Et la liste n’est pas exhaustive. Désormais, les apprenants formés ainsi seront capables de s’intégrer dans les entreprises en ayant déjà vécu des situations similaires à celles qu’ils vont rencontrer. Donner du sens à la formation, c’est permettre à chaque apprenant de se sentir concerné par ce qu’on lui propose, de pouvoir se projeter, de se rendre compte qu’il peut lui aussi réussir, et que prendre des initiatives, commettre des erreurs, sont des phases indispensables et acceptées car productives.

La digitalisation n’est donc pas, comme elle est souvent perçue à tort, une affaire d’outils mais une question d’humains, de rencontres, d’échanges et de collaborations. Et l’homme n’a pas attendu la machine pour être capable de communiquer ou de chercher des solutions à ses problèmes.

Il est donc possible de digitaliser à coûts maîtrisés, avec un minimum d’investissement. Pour cela, il est nécessaire de débuter par une analyse précise de ses besoins, et de définir le delta entre l’existant et ce qui devra être produit. Mais la ressource la plus importante existe déjà dans tous les OF : ce sont les formateurs, les experts des contenus, et bien souvent il s’agit en priorité de les aider à appréhender de manière plus fine la pédagogie, les neurosciences, et la conception de parcours adaptés à leur contexte, aux besoins de leurs apprenants et à leur capacité interne. 

 

Conclusion

Pour réussir, la digitalisation de la formation doit être accompagnée  et les collaborateurs formés. Privilégier l’accompagnement des formateurs leur permet de faire un bond considérable vers l’autonomie en matière de digitalisation de leurs formations et d’entrer dans la cour des organismes qui proposent des formations efficientes avec une réelle plus-value.

Notre projet : accompagner cette démarche, vous aider à l’expérimenter sans bouleverser l’existant et co-construire progressivement. Ainsi, l’innovation sera promue et l’effort consenti, valorisé. La réussite deviendra l’affaire de tous et générera une plus-value importante pour votre organisation.

 

 

 

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